
Il existe de nombreux paramètres qui influent sur la netteté finale d’une image numérique. Je vous engage à consulter les deux pages consacrées à ce point important. Respecter l’ensemble de ces recommandations ne peut qu’améliorer significativement vos résultats sur ce point.
je suppose que non :-)
C'est pourtant ce que vous faites si vous comparez , à 100% à l'écran, deux images de poids de fichier différent!
Si vous avez effectivement changé votre appareil, votre écran, lui, n'a pas changé de résolution, il affiche toujours le même nombre de pixels!
Résultat: imaginez que vous ayez pris exactement la même photo avec un D70 et un D300 (6Mpix / 12Mpix).
Un objet ayant la même taille dans le viseur de l'appareil et donc sur le capteur, observé à l’écran à 100% sera grossi à l'écran 1,44 fois plus dans l'image du D300 que dans celle du D70.
Ou si vous préférez, lorsque vous observez deux images à 100% dans PS, l'une d'un 6Mégapixel (Mpix) et l'autre d'un 12 Mpix, vous regardez en fait à la même distance, une image de 1 m pour le 6 Mpix et de 1,44 m pour un D2x /D300/D700 (pour un écran de résolution 72dpi)
la comparaison est faussée.

Influence sur la netteté
La différence est sensible!
Travailler en RAW vous fera gagner 20% de netteté à réglage égal.
Les réglages de base des appareils diffèrent selon les modèles. Le D90 par exemple est paramétré assez doux par Nikon. Ce qui peut laisser croire à un manque de netteté. Si vous avez cette impression, trois réglages peuvent intervenir: L’accentuation le contraste et la saturation.
L’accentuation c’est compréhensible car lié directement à la netteté. Donc on peut augmenter le réglage de 1 point par exemple. Mais une image peut aussi sembler peu nette par manque de contraste et/ou de saturation.
Il convient donc de faire quelques images sur un sujet bien éclairé et suffisamment coloré, contenant des fins détails . A chaque image variez les réglages en ajoutant 1 point de contraste , puis 1 de saturation, puis les deux, et enfin 1 point d’accentuation. Vous avez maintenant suffisamment d’élements pour déterminer, en visionnant les images, si celle ci manque de contraste ou de contraste ET de saturation, ou des deux + accentuation, ou simplement d’accentuation...
Vous aurez ainsi déterminé le réglage qui donne les résultats à votre goût
A taille de tirage égale, plus on dispose de pixels, plus on augmente leur densité dans l’image. Cela permet une plus grande finesse dans les détails, mais ceci ne sera visible qu’à partir d’une certaine taille de tirage, au dessous de 20/30 par exemple on dépasse les capacités de l’oeil humain, et souvent du papier et des imprimantes, dès 6 Mpixels.
Grâce à l'aimable autorisation de Bruno Gallet qui a réalisé ces images, voici la comparaison entre un Nikon D200 (10Mpix) à gauche, et un D100 (6Mpix) tous deux équipés du même 2,8/60 micro nikkor et agrandis tous les deux affichés ici a la dimension d'un tirage 50 x 70 à 254 dpi.
Ces images ont été réalisées dans des conditions contrôlées pour éviter tout bougé qui pourrait dégrader la résolution des images
D'après Bruno, la différence est visible à partir d'un tirage 20/30.
Ci-dessous comparaison 10 Mpixels vs 6 Mpix, équivalence taille de tirage 50/70)
Une bonne méthode pour visualiser à l’écran le rendu qu’auront les tirages est de compenser la taille de visualisation.
par exemple la visualisation à 50% (sur un écran en 1280x960) d’une image de 6 Mpixels, correspond environ au rendu d’un tirage papier de 30/45.
Un 10/12 Mpixels à 50% correspond à peu près au rendu d’un tirage papier de 50/70 etc...
L’augmentation de la quantité de photosites sur un capteur n’accroît pas proportionnellement le gain en netteté (résolution) .
Un capteur aps c de 6Mpixels comporte 3000 photosites par rangée, et un capteur de 12Mp 4280. Le gain en résolution n’est donc que de +42%, alors que l’on a doublé le nombre de photosites! (La proportion est bien sur la même en 24/36).
On voit donc que s’il était assez facile d’obtenir une augmentation sensible de la résolution visible entre 6Mpix et 12 Mpix, cela deviendra de plus en plus difficile, car il faudra systématiquement doubler la quantité de pixels pour obtenir cette visibilité flagrante de la différence de résolution. Et cela deviendra d’autant plus délicat qu’ il y a une limite à la taille minimale des photosites. (bruit et dynamique)
De plus les objectifs ne pourront plus suivre cette course à la résolution...24Mpixels seront sans doute la limite extrême en ce domaine pour de l’aps c, et 48Mpix pour le 24/36. Même si rien n’est sûr (éventuel saut technologique toujours possible), on peut s’attendre à un ralentissement important de la course aux pixels. D’autant que le gain réel pour la grande majorité des utilisateurs est très proche de 0, car à partir de 12Mpix les progrès ne sont plus visibles qu’en tirage de très grand format A2 et plus. Et ils deviennent même pénalisants par le poids des fichiers.
Tous les capteurs sont équipés d’un filtre (passe bas) destiné à limiter la production de défauts (moiré) provoqués par la résolution plus importante des optiques que celle des capteurs. ce filtre a pour effet de réduire légèrement la résolution des objectifs pour l’adapter à celle du capteur. on dégrade donc un peu la résolution des objectifs de haute qualité, ce qui rend nécessaire l’application d’une accentuation logicielle dans l’appareil. Au fur et à mesure de l’augmentation de la résolution des capteurs, le problème devient moins critique et il est possible de réduire la puissance du filtre et donc de récupérer la résolution maximale dont sont capables les optiques...c’est une des raisons pour lesquelles, même si elle se ralentit, la course au pixels ne s’arrêtera sans doute pas.
Il arrive que, pour gagner en profondeur de champ, on ferme fortement le diaphragme. A ces petites ouvertures un phénomène physique appelé diffraction diminue progressivement la résolution des optiques.
En aps c ce problème commence à être sensible au dessus de f11, et en 24/36 au dessus de 16.
Donc fermer plus augmente normalement la profondeur de champ, mais dégrade la netteté générale...
Au final rien n’est vraiment net!
De plus, le meilleur rendement des optiques modernes (zoom) se situe peu après la pleine ouverture, à 2 diaph (pour le centre) et à 3 diaph après la pleine ouverture pour l’ensemble de l’image.
Les zooms grand angle aps c ont leur meilleur diaphragme aux environs de 6,7 / 8.
Images test de l’impact de la diffraction sur la résolution (16/85VR sur D300)